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Introduction
Ethologie : ce mot vient du Grec éthos (mœurs) et logos (discours).
Définitions :
- L’Ethologie est une science qui consiste à observer les comportements de l’animal dans son milieu naturel.
- Le comportement est un état temporaire, c’est l’ensemble des attitudes, des agissements et des réactions, c’est une adaptation, souvent une réponse à une stimulation de l’intérieur de son propre corps ou provenant de son environnement extérieur.
Un comportement est extrêmement labile, il peut changer en une seconde, on peut l’observer à l’instant T et il change en permanence.
On situe l’origine de l’Éthologie au 17ème siècle, mais le nom date de 1854, date de la première utilisation connue d’Etienne Geoffroy Saint Hilaire.
Plus tard, dans la première moitié du 20ème siècle, de grands noms ont contribué à mieux faire connaître cette science et même à la faire découvrir par le public :
Konrad LORENZ et Nico TIMBERGEN, Karl Von FRISCH et d’autres, ce sont eux qui ont posé les bases de l’éthologie moderne, il s’agit de l’étude objective et scientifique des comportements animaux, l’observation se pratique dans des conditions naturelles (sur le terrain), qui est la seule façon de voir le comportement naturel des animaux. Ils reçurent le prix Nobel de médecine en 1973. 
Leurs recherches renversèrent l’idée d’autres doctrines dont celle de DESCARTES : "les animaux sont des machines".
Cette discipline aux effets révolutionnaires ne fait qu’entamer un immense continent encore vierge. 
Les recherches sur le comportement et la psychologie canine proviennent d’études éthologiques effectuées sur le chien domestique, le Dingo (chien sauvage d’Australie), et le loup.
Et les principaux comportements étudiés : sont les comportements sociaux, territoriaux, déplacements, communication, alimentaire, reproduction.
 
Etapes cruciales au bon développement et à l'apprentissage du chiot
La période anténatale elle aussi peut avoir une influence. Le fœtus dans le milieu utérin n’est pas totalement isolé du milieu extérieur. Les techniques de l’échographie ont permis d’observer leur réaction à la palpation trans-abdominale de la mère vers les premières semaines de gestation.
Leur sens tactile se développe donc très tôt et l’on peut penser qu’il serait sensible aux caresses prodiguées à la mère.
Aussi, le stress de la mère pourrai être ressenti par le chiot et aboutir à des problèmes de développement voir même des difficultés d’apprentissage après la naissance. 
Le chiot nait aveugle et sourd et ne peut se déplacer puisque son système nerveux n’est pas encore terminé. Une fois tous les sens en éveil, vers la 3ème semaine le chiot est attiré vers les sons et la lumière, c’est la socialisation primaire qui commence.
 A cette période il se risque à un début d’exploration, et naissent les premières relations actives dans la fratrie.
Le moment le plus propice à la socialisation intra spécifique (avec ceux de son espèce) s’étend entre la 3ème et la 7ème semaine de sa vie. Si le chiot rencontre d’autres espèces animales et humaine, il pourra les considérer comme des espèces amies (très important s’il est amené à les côtoyer plus tard, qui sait ? (Vous pouvez organiser ces rencontres régulièrement).
Suit la découverte inter spécifique (autres espèce que la sienne). 
La période de socialisation permet l’identification à sa propre espèce, et l’attachement à d’autres espèces, dont l’espèce humaine.
Du 21ème jour à 10-12 semaines environ, comme son nom l’indique cette étape représente pour le chiot une phase d’apprentissage de la vie sociale, qui débute par une période d’attraction (rien ne lui fait peur).
Le chiot est attiré par tous les êtres vivants qu’il rencontre, quelle que soit l’espèce, c’est l’exploration qui débute, ainsi que l’apprentissage de la communication. 
C’est le moment des apprentissages essentiels qui se fait au sein de la fratrie : l’acquisition des autocontrôles comme l’inhibition de la morsure, l’apprentissage de la hiérarchie, et des rituels se font par le jeu, et ainsi il apprendra à devenir un animal sociable et à communiquer avec ses congénères (ce qui évitera des incompréhensions et des conflits entre eux plus tard). Il ne faut surtout pas séparer un chiot de sa fratrie à ce moment là car l’apprentissage des règles sociales est encore incomplet, et le chiot n’est pas encore prêt à quitter les siens.
Ensuite la période d’attraction diminue, le chiot est moins curieux de tout.
La phase d’aversion commence, le chiot à tendance à fuir toute nouveautés et il sera peut être tard pour lui faire accepter de nouvelles espèces animales.
L’attachement social débute, pour que le chiot plus tard soit le plus sociable possible avec tout le monde, il devra avoir des contacts très positifs avec toutes sortes de personnes, (bébés, enfants, femmes, hommes…), qui sont pour lui autant d’espèces différentes. Le chiot pourrai craindre par la suite un enfant, une femme si c’est seulement un homme qui c’est occupé de lui
Le moment de l’adoption du chiot, dépendra de son lieu de vie. S’il vit dans un élevage ou autre, pauvre en stimuli où il n’est pas en contact avec ce qu’il vivra plus tard (bruits, objets, personnes…), il sera préférable de l’adopter à la 7ème semaine, et ainsi de lui éviter le syndrome de privation : tout ce qui est nouveau fait peur.
En revanche si son lieu de vie est complet en stimulations, le chiot pourra rester encore quelque temps avec les siens.
En résumé l’essentiel de la communication canine est appris par le chiot tout au long des 7 à 8 premières semaines de sa vie à condition qu’il soit avec sa mère ou un chien adulte et d’autres chiots. Et pour une bonne socialisation, il sera crucial de lui faire découvrir l’environnement humain le plus varié possible (personnes différentes, voitures, vélo, rollers, lave linge, aspirateur…), à partir de sa 3ème semaine de vie. En effet, on sait que le cerveau du chiot comme celui du chaton se développera plus si l’environnement est riche en stimulations. Pendant la période de socialisation, le chiot répertorie tout ce qu’il vit, odeurs, sons, ce qu’il voit et comprend. Ses expériences resteront inscrites en lui, et deviendront des acquis définitifs qui influenceront son comportement d’adulte.
 
L'impact de l'isolement
Un chiot enlevé trop tôt à sa fratrie sera gravement perturbé. S’il n’a pas eut l’imprégnation nécessaire à ses congénères, il la fera sur l’espèce avec laquelle il vit, généralement l’humain.
Et un chien qui n’a pas eut de liens sociaux suffisant avec d’autres chiens, pas de socialisation intra spécifique, et s’il y a méconnaissance du rituel, risque plus tard de se montrer asocial vis-à-vis d’eux, et d’être rejeté comme s’il s’agissait d’un individu d’une espèce différente, puisqu’il n’aura pas su communiquer avec eux.
 
Apprentissage par le jeu
C’est par le jeu que débute toute la communication, que le chiot apprend à devenir un animal social. Il apprendra l’importance du rituel qui diminuera l’ambiguïté d’une situation et évitera les conduites agressives. C’est en jouant avec ses congénères que le chiot va s’exercer aux différentes postures, mimiques de son espèce, qui prendront une signification par les réactions provoquées. Le chiot devra apprendre à se contrôler en fonction des règles existante dans la meute.
Ex : l’inhibition de la morsure : un chiot ne sait pas encore contrôler sa mâchoire, en jouant, la réaction de l’autre lui apprendra qu’il doit maîtriser la pression de sa mâchoire.
Chez le chien adulte le jeu est aussi très important, en dehors du besoin physique, le jeu permet d’évacuer certaines tensions accumulées. C'est un très bon déstressant.
Quelque soit le type de jeu, l'emploi d'un jouet, ou activité sociale avec ses congénères, toutes ces interactions ludiques et de plaisir sont indispensables au bon équilibre psychologique du chien.
 
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